Développer les compétences de vos collaborateurs tout en soutenant leurs projets professionnels : c’est le principe du CPF co-construit. Alors que le projet de loi de finances pour 2027 envisage une hausse de la participation financière de certains titulaires, le cofinancement employeur mérite toute votre attention. Et si les projets de vos salariés devenaient aussi des opportunités pour votre entreprise ?
Un projet partagé entre l’entreprise et le salarié
Le CPF co-construit permet de rapprocher les aspirations du salarié des besoins en compétences de l’entreprise. Ensemble, vous identifiez un objectif professionnel, choisissez une formation éligible et définissez son organisation.
L’employeur peut contribuer à son financement en versant une dotation volontaire, aussi appelée abondement, sur le CPF du salarié. Cette contribution est mobilisée en priorité, avant ses droits personnels. Le salarié conserve le choix de mobiliser son CPF : cette démarche repose sur son accord.
Participation du salarié : ce qui s’applique aujourd’hui
La participation forfaitaire obligatoire était jusqu’à présent fixée à 150 €, sauf cas d’exonération. Elle est prise en compte dans le financement du dossier lors de l’inscription sur Mon Compte Formation. Elle ne doit pas être confondue avec l’éventuel montant restant à financer lorsque les droits CPF et les contributions complémentaires ne couvrent pas le coût de la formation
Le projet de loi de finances pour 2027 n’est pas encore voté. Les dispositions annoncées peuvent donc être modifiées ou supprimées au cours de l’examen parlementaire. Mais selon l’information publiée par Mon Compte Formation, certains titulaires pourraient devoir verser en 2027 un complément pouvant atteindre 200 €, portant leur participation forfaitaire totale jusqu’à 350 €.
Le dispositif annoncé vise les demandes de formation validées à compter du 2 octobre 2026. La plateforme précise qu’en confirmant son achat, le titulaire s’engage à régler ce complément, le cas échéant. Son application effective et son calcul dépendront toutefois de la loi finalement adoptée et des textes réglementaires.
Un abondement employeur de 150 € : un levier à étudier
Dans le dispositif envisagé, un cofinancement d’au moins 150 € par l’employeur pourrait permettre au salarié d’éviter la majoration annoncée, sous réserve des conditions finalement retenues. Ce seuil correspond à une contribution au financement de la formation. Il ne constitue pas une nouvelle obligation générale de versement pour les entreprises.
L’abondement représente ainsi un levier concret pour soutenir un projet utile au salarié comme à l’entreprise. Il permet d’accompagner les évolutions des métiers et de donner une traduction concrète au dialogue sur les parcours professionnels. L’abondement représente ainsi un levier concret pour soutenir un projet utile au salarié comme à l’entreprise. Pour le salarié, cette démarche facilite l’accès à une formation et peut réduire le montant de ses droits personnels mobilisés, grâce à la contribution de l’entreprise.
Construisons votre projet avec le Campus
Vous souhaitez accompagner un collaborateur dans le développement de ses compétences linguistiques, numériques ou professionnelles ? Comment passer à l’action ?
- Échangez avec votre salarié sur son projet et les compétences à développer.
- Sélectionnez une formation éligible et précisez son coût, son calendrier et son organisation.
- Définissez votre contribution, puis versez la dotation via l’Espace des employeurs et des financeurs, EDEF.
- Le salarié finalise son inscription sur Mon Compte Formation.
Le CPF reste un droit individuel : sa mobilisation nécessite l’accord du salarié. Si la formation se déroule sur le temps de travail, l’autorisation de l’employeur est également nécessaire et la rémunération est maintenue.
Le Campus by CCI Nièvre vous propose d’échanger sur vos besoins, d’identifier un parcours adapté et d’étudier les possibilités de cofinancement, en tenant compte des règles applicables au moment de l’inscription.
Parlons de vos projets de formation !